Le psychopompe posa sa main gantée d’acier sur le sol et balaya le sable de ses doigts. Malgré les épaisses couches de métal, il pouvait sentir le contact des petites pierres brulantes sur sa peau. Après tout, son armure était comme une extension de lui-même, ce qui, le plus souvent, se révélait bien pratique. Toutefois il y avait eu des occasions où le Shinigami maudissait ce pouvoir. Quand on faisait son travail, on était amené à toucher des choses avec lesquelles on aurait préféré ne jamais avoir été en contact.
Alors qu’il remuait le sable à la recherche d’une piste, d’un indice, il sentit sur lui le regard de sa collègue. Ce n’était pas un regard pesant, mais la sensation le mettait mal à l’aise. A l’origine, il devait faire ce travail seul. C’était sa juridiction après tout, et même si ce fait était contestable (et avait été contesté) il n’y avait pas de raison pour que quiconque l’accompagne. Je peux encore faire mon boulot sans avoir besoin d’être surveillé pensa le Shinigami. Tout ce manège lui donnait l’impression d’être à l’essai, et que dans quelques mois son patron déciderait si oui ou non il le gardait. Combien de temps cela fait depuis que j’ai rejoint l’ordre des Gardiens ? C’était dur à évaluer, le temps ne passait pas de la même façon partout. Mais le Shinigami était sûr d’avoir déjà fait ses preuves. C’est Rhadamanthe qui est derrière tout ce cirque. Le Juge des Enfers ne l’appréciait pas, et la faucheuse le lui rendait bien. Son boulot c’est de faire respecter la Loi, et mon casier judiciaire n’est pas tout à fait vide. Mais plus qu’un simple écart de conduite une fois ou deux, c’était le fait que Rhadamanthe ne tolérait aucune exception au règlement. Et je suis moi-même issu d’une telle exception.
Il releva la tête et croisa le regard de la femme. Ses yeux donnaient l’impression de lire au plus profond de vous-même, comme si rien qu’en vous regardant elle pouvait savoir à quoi vous pensiez. Si ça avait été n’importe qui d’autre, une telle pensée l’aurait révolté, mais pas chez elle. Je pourrais lui ouvrir mon cœur si elle le demandait. Mais elle ne le demandait pas. Elle ne le demandait jamais.
« Il n’y a rien ici. Rien d’autre que du sable et des ruines, comme partout ailleurs. Mauvaise piste,» grogna le Shinigami.
Alors la femme tendit son index droit en direction du sud et pendant un bref instant le regard du Shinigami se porta sur le fourreau qu’elle venait de lâcher. Elle le porte à la droite, elle est gauchère. C’était la première fois qu’il remarquait ce détail et il se dit que c’était assez inhabituel de voir un escrimeur gaucher. Une escrimeuse gauchère, en l’occurrence, devait être encore plus rare.
« Tu veux qu’on aille voir plus au sud ? »
«Oui.»
Elle ne parlait pas beaucoup mais ça ne lui donnait pas un air mystérieux pour autant. Lors de sa précédente vie, le Shinigami avait été avare de ses paroles lui aussi, et il l’avait regretté. Qui ne parle pas n’existe pas. Mais dans le cas de sa collègue, c’était différent. Elle ne parlait pas parce qu’elle n’en avait pas besoin, elle comprenait les autres et d’une façon ou d’une autre, elle se faisait comprendre avec plus de facilité que ne l’auraient permis les mots. C’était une qualité fort appréciable pour le poste qu’elle occupait. Mais était-ce le travail qu’il l’avait rendue comme ça, ou avait-elle décrochée le job grâce à cette qualité ? L’œuf ou la poule ? S’il devait se fier à sa propre expérience, le psychopompe aurait dit qu’il s’agissait un peu des deux. Celle qui peut entrer dans votre cœur comme dans un moulin… vous pouvez seulement prier pour qu’elle ne vous veuille que du bien. Chassant de telles pensées de son esprit, il se remit sur ses pieds.
« Très bien, alors on va au sud. »
Ils marchèrent pendant plusieurs heures, du moins ce qui semblait être des heures. La distance était difficile à évaluer, il y avait bien une tour en ruine ou un arbre mort de temps en temps pour servir de repère, mais à part ça tout n’était que sable à perte de vue. Et le Shinigami avait une bonne vue, la perte d’un œil ayant considérablement renforcé l’autre. Soudain la femme s’arrêta. Le Shinigami se retourna et la regarda avec un regard interrogateur, l’air de dire « quelque chose ne va pas ? ». Bien sûr, son visage n’était pas visible derrière son masque mais il savait qu’elle verrait à travers. Elle lit mes expressions directement depuis mon cœur.
« Il y a quelque chose ici », dit-elle.
« Quelque chose ? »
« Non, il y a eu quelque chose. Une porte. »
« Vers le Paramonde ? »
« Depuis le Paramonde. »
« Et merde. »
Le mot lui échappa et il le regretta. Il ne se refusait jamais un juron en temps normal, mais en sa présence à elle c’était différent. Il avait l’impression d’être un rustre sans éducation aux côtés d’une noble princesse. Et les princesses ne regardent que les princes, pas les rustres. Il chassa cette pensée de son esprit, car elle était destructrice. S’il commençait ne serait-ce qu’à envisager les choses sous un angle romantique, il était perdu. Il se fit violence et se concentra sur son travail.
« J’imagine que la porte a été traversée. »
« Oui. »
« Combien de fois et par combien de… choses ? Tu le sais ? »
« Pas avec exactitude, mais je dirais qu’il n’y a eu qu’une seule créature et… la porte n’a été franchie qu’une fois. »
Autrement dit, cette chose est toujours ici, quelque part dans les environs. Ce n’était plus tout à fait de sa juridiction — son travail c’était d’enquêter sur la mort, pas de la dispenser — mais il n’allait pas dire non à un peu d’action. Maintenant il comprenait pourquoi la femme l’avait accompagné. Ce n’était pas pour le surveiller, même Rhadamanthe n’osait pas lui donner d’ordre à elle. C’était Jude. Il n’y avait personne d’autre que Jude pour confier une mission au Dix-huitième Gardien. Elle savait que ce n’était pas une enquête de routine, elle savait qu’on trouverait quelque chose d’anormal. Au fond de lui il sentait la fierté l’envahir. Elle savait et elle m’a fait confiance. A présent l’idée d’une période d’essai paraissait impensable et le Shinigami ne comprenait pas comment il avait pu formuler une pensée aussi ridicule.
C’est avec un entrain renouvelé qu’il se remit en route vers le sud, et s’il ne courait pas on ne pouvait pas dire que c’était l’allure lente qui sied à une traversée du désert. Soudain il ralentit d’un coup, comme s’il reprenait ses esprits. Donc maintenant je ne suis plus juste un rustre mais aussi un petit garçon qui court vers ses cadeaux à noël. Il sentait la honte empourprer ses joues et réussit à se convaincre que la femme marchant derrière lui n’avait rien remarqué. Ce qui était faux, bien sûr.
Le Shinigami eu l’impression qu’une éternité s’était écoulée lorsqu’ils arrivèrent en vue des falaises rocheuses qui surplombent la région. Balayant rapidement l’horizon de son regard, il repéra une faille qui menait à un canyon plus large. C’est l’entrée, cet endroit serait super pour une embuscade. Bien sûr il doutait qu’une telle embuscade puisse avoir lieu. Un ennemi seul et isolé ne pouvait pas vraiment tirer un tel tour de son chapeau. Toutefois il décida de rester prudent. Il avait eu quelques problèmes avec les ruelles sombres et étroites dans le passé, depuis il s’était juré de ne pas se faire avoir à nouveau. Bien sûr, c’était à une époque qui lui semblait infiniment lointaine — bien que ce ne fût pas le cas — et l’homme qu’il était à présent n’avait rien à voir avec l’insouciant idiot d’alors. Du moins c’est ce qu’il voulait croire.
« Tu sens quelque chose Byakutsuki ? »
« La mort. Juste la mort. »
« Ouais, comme moi. »
Pour la sentir, il la sentait. C’était son travail et sa spécialité, d’accord — mais là n’importe qui aurait pu en faire autant. Tout dans l’air empestait la mort. Il se souvenait d’un film de science-fiction qu’il avait vu étant gosse (il n’y a pas si longtemps que ça, en fin de compte) dans lequel les héros faisaient face à une situation similaire. Comme si des millions de voix avaient soudainement hurlé de terreur… Elles n’étaient pas des millions dans ce village, mais il y en avait eu suffisamment pour que quiconque passe dans les environs comprenne ce qu’il s’était passé. Ou plutôt, il y en avait eu suffisamment pour que plus personne ne passe dans les environs. Maintenant la question est : est-ce que le coupable est toujours là bas ? Il espérait que oui. Il espérait tomber dessus rapidement et en finir tout aussi rapidement. Une longue traque à travers le désert ne l’emballait pas des masses.
« Tu es prête ? » s’entendit-il demander à la femme derrière lui.
« Oui. »
« Ce salaud est encore à l’intérieur. On va l’avoir à nous deux. »
« Comment sais-tu qu’il est à l’intérieur ? »
« J’en sais rien. Mais si je ne pars pas du principe que c’est le cas je vais devenir fou. »
Elle hocha la tête. Il ne sut pas si c’était pour acquiescer ou pour dire « allons-y », probablement un peu des deux. Il se remit en marche, serrant les poings à travers ses gants d’acier.
D’abord, la créature ne sentit rien. Elle était trop absorbée par son repas. Tout avait commencé quatre jours plus tôt quand elle avait eu le premier d’entre eux, un éleveur nommé Wallace. Mais ses amis l’appelaient Wally. La créature n’était pas son amis mais elle l’appelait comme ça aussi, parce que c’était plus facile. Plus court. Wally était en train de guider son bétail vers les rocheuses, c’était là bas qu’il y avait le plus d’herbe et quelques fruits poussaient dans les buissons. Il y avait aussi un petit oasis, mais aucun poisson n’y vivait. Comment l’auraient-ils pu ? Le jour l’eau était chaude — presque brûlante — et la nuit elle gelait. Ces changements drastiques de climat, toutes les vingt-quatre heures avaient anéantis presque toute vie dans la région. Les hommes, bien sûr, avaient survécus. Leurs outils leurs permettaient de se protéger de l’environnement. Ils savaient comment conserver la chaleur, la fraicheur, mais aussi l’eau et la nourriture. Le bétail composé de vaches, de porcs et de moutons (principalement) était bien content de pouvoir en profiter. Les chiens aussi étaient maintenus en vie par le savoir de leurs maîtres. Les chats sauvages quant à eux s’étaient adapté tout seul à la vie dans le désert, comme s’ils avaient quelque chose à prouver. Mais les grands gagnants de l’histoire étaient les insectes et autre nuisibles qui bâtissaient leurs empires sous la terre et dans la roche, bien à l’abri du monde extérieur et de son climat impitoyable. Et si personne ne parlait des monstruosités auxquelles le désert avait donné naissance, c’est parce que personne ne voulait leur faire face, même en pensée.
Mais la créature qui avait eu Wally et ses voisins n’était pas un de ces monstres. Elle ne venait pas du désert. En fait elle ne venait pas de ce monde, n’y d’aucun autre. Elle était née à l’extérieur, au-delà du Monde. Dans le Paramonde. Une brèche s’était ouverte et, appelée par un chant mystérieux que les aventuriers connaissent bien, elle s’y était faufilée. Après avoir rampé dans le désert pendant des jours et des jours, elle avait atteint les rocheuses et les avaient escaladées. Titubant d’épuisement et au bord de la mort, elle avait alors trouvé Wally et ses bêtes. C’était son oasis à elle.
Alors qu’elle absorbait la vie de Wally et dévorait sa chair, les souvenirs de l’éleveur s’écoulèrent en elle. Elle sut son nom (Wallace, mais ses amis l’appellent Wally) mais surtout l’emplacement du village plus au sud. Alors elle s’y était rendue, et avait fait ce qu’elle avait à faire. Ce pourquoi elle avait été conçue. Au fur et à mesure qu’elle dévorait ces gens, son corps changeait pour prendre la forme d’un homme. Oh, pas tout à fait un homme. Un regard moyennement attentif aurait relevé des détails trahissant sa vraie nature. Mais de loin, elle en avait la silhouette. Et pour ceux qui l’apercevaient alors, il serait déjà trop tard. Elle avait déjà absorbée toutes les âmes et s’attelait à faire disparaitre les corps, usant de ses longues dents pointues. Ainsi ne les entendit-elle pas arriver.
Le Shinigami et la femme, Byakutsuki, s’arrêtèrent à l’entrée du village. Il n’y avait bien entendu pas âme qui vive et l’odeur de mort était terrible, insupportable presque. Et si elle était insupportable pour lui, alors qu’est-ce que c’était pour elle ? Cependant la faucheuse décida qu’il s’agissait de travail bien fait. Il n’y avait aucun cadavre visible, aucune goutte de sang, aucune trace de bataille. Rien. Tout avait été fait dans le secret le plus total, par surprise. Cela avait probablement demandé du temps, mais la créature avait pris son mal en patience et ne s’était jamais révélée au grand jour. Probable que sa dernière victime commençait à peine à se demander où étaient passés les autres quand elle l’a eu. Il s’avança et après quelque pas il remarqua que sa collègue ne le suivait pas.
« Un problème ? » demanda t-il, et il fut surpris par le ton de sa propre voix. Il était trop sec à son gout, il voulait se montrer plus attentionné que ça. Mais sa gorge était serrée et incapable de fournir les nuances souhaitées.
« Je sens l’odeur de la mort… »
« Ouais moi aussi, c’est difficile à louper ici… »
« Non, venant de toi je veux dire. »
Le Shinigami ne dit rien, il l’observait de son seul œil valide, à travers son masque blanc. Qu’est-ce que ça voulait dire ? S’il n’était pas la mort lui-même, il en était l’opérateur. C’était son Arcane, à lui le Treizième Gardien, celui qui se faisait appeler le Shinigami. Ressentir la mort auprès de lui était normal, c’était sa nature. Mais quelque chose lui disait que ce n’était pas de ça dont elle parlait. Il lui posa la question et constata avec surprise que sa propre voix était légèrement hésitante. Est-ce que j’ai peur de la mort ? Moi ?
« Fais attention. Cette chose était déjà forte avant de traverser, maintenant elle l’est plus encore. »
« Ça ira, nous sommes deux, il est seul. Et nous sommes des Esprits Gardiens. »
Et même, était-il seulement possible pour un Esprit Gardien de mourir ? Sur ce point, le Shinigami préférait rester ignorant à jamais. Il était déjà mort une fois, c’était suffisant. Non pas que sa vie actuelle était plaisante, mais il avait une mission à accomplir. J’existe pour servir et protéger Jude, c’est inscrit en moi, au plus profond de moi. Et Jude servait le Monde. Il repensa à son prédécesseur. Celle qui s’était retirée pour lui laisser sa place. Elle ne l’a pas fait par plaisir, se dit-il. Elle l’a fait parce que j’étais meilleur qu’elle, plus adapté. C’était dans l’intérêt de Jude, pas le sien. Mais ses propres mots sonnaient faux à son oreille. Elle était définitivement soulagée. Comme libérée d’un fardeau. Mais elle était morte, aussi. Irrémédiablement morte, et ce dans tous les mondes existants.
« Sois prudent, c’est tout. »
Les mots de Byakutsuki le ramenèrent au présent. Il n’y avait pas une ombre de peur ou de crainte dans sa voix. Juste un ordre. Ce n’est pas le ton d’une femme qui voit son amant partir à la guerre. C’est le ton d’un commandant qui instruit ses troupes. Et bien qu’il sache que c’était mal, cette constatation le faisait souffrir. S’il se moquait éperdument de ce que Rhadamanthe pensait de lui, il se surprenait régulièrement à désirer l’acceptation de cette femme. Il voulait être aimé d’elle, pas forcément comme un amant mais… Il voulait être dans ses petits papiers. A elle et à Jude bien sûr. Mais je suis conçu pour servir Jude, donc j’imagine que c’est normal. Il y avait quelque chose en elle et autour d’elle, une sorte de noblesse, de lumière étincelante, et il voulait en faire partie. Il voulait être dans le coup. C’était un être d’exception et il voulait être son amis, montrer au monde qu’il était du bon côté. Est-ce que c’est mal ? Suis-je pathétique à chercher comme ça l’approbation de quelqu’un d’autre ? Il s’était souvent posé la question et avait appris à reconnaitre quand ce n’était pas le moment. D’ailleurs, là, maintenant, ce n’était pas le moment. Il avait un boulot à accomplir, et il pouvait y laisser des plumes.
La créature releva la tête de son repas. Du côté de sa bouche, le sang s’écoulait, comme un bébé qui bave. Mais la chose venue d’au-delà le Monde n’avait rien d’un bébé. Plus maintenant du moins. Elle se releva d’un geste hésitant, comme si elle essayait d’imiter les humains sans vraiment y parvenir. Un peu plus tard, quand l’heure serait venue, elle en reviendrait à des mouvements plus arachnéens, mais pour le moment elle se contentait de cette grotesque parodie. Elle l’avait sentie. Il était seul, mais puissant. Ô combien puissant. Une odeur forte qui l’enivrait, qui faisait chavirer son estomac. Ce n’était pas qu’un simple mortel, une simple Ombre dans le désert. C’était plus que ça. Mais quoi ? Esprit Gardien, lui souffla une voix dans sa tête. Ce n’était pas celle de Wally, mais peu importe. Ils étaient connus partout à travers le désert, on racontait maintes légendes sur eux. Les serviteurs et protecteurs du Monde. Par conséquent, ses ennemis jurés — à elle que le Paramonde avait engendrée. Mais ce n’est pas pour ça qu’elle s’apprêtait à combattre celui qui s’aventurait ici. La raison était plus simple, plus primitive : elle voulait le dévorer. A lui seul il valait une centaine de villages comme celui-ci, si jamais elle s’accaparait cette puissance alors elle… elle… qu’en ferait-elle ? Et pour la première fois, puisant dans les souvenirs et les cœurs des humains qu’elle avait dévorés, la créature découvrait l’ivresse du pouvoir. Peu importe ce que je voudrais faire, je serais libre de le faire. C’était bon à savoir, même si elle n’avait aucun souhait pour le moment. C’était une perspective qui valait la peine d’être défendue.
Elle abandonna son festin et déambula dans l’obscurité de la maison de pierre, se dirigeant vers une porte qu’elle ouvrit d’un violent coup de pied. Un homme dans ses souvenirs faisait comme ça pour marquer sa colère. Elle trouvait le geste approprié pour les circonstances. Alors que sa sombre silhouette se dessinait à contre-jour sur l’ouverture de la porte, elle tenta d’imiter un rire. Elle trouvait que ça aussi, c’était approprié.

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