Otakuthon 2011

Comme l’an dernier, le week-end du 12 au 14 aout accueillait la sixième édition de l’Otakuthon, la plus grosse convention anime/manga du Québec.

Je vous propose de m’accompagner au Palais des Congrès de Montréal pour revivre ces trois jours intenses.

Vendredi

Cette année, c’est Clément qui m’accompagne. La queue pour monter au 5ème étage, là où se déroule la majeure partie de l’évènement, est suffisamment longue pour nous permettre de repérer certains costumes sympas. Une fois en haut, nous assistons à la Cérémonie d’Ouverture, introduite par un AMV. A chaque nouvelle séquence, hurlements d’une foule en délire, comme s’ils n’avaient jamais vu les animes présentés. Soit il y a  quelque chose d’exceptionnel chez un Tortank qui fait un hydrocanon ou Sailor Moon virevoltant dans le ciel, soit c’est toute l’excitation et l’anticipation refoulée pendant un an qui a explosé. Quoi qu’il en soit c’était un bien étrange spectacle.

L’AMV a ensuite cédé la place à deux chanteuses officiant dans la ligue “karaoké”, elles nous ont interprétés l’opening d’Aquarion mais la musique légèrement trop forte les obligeait à crier un peu, et ça c’est pas cool pour nos oreilles. Une fois la chanson finie, le groupe de cosplayers D.O.D. (si je me souviens bien) est monté sur scène pour une petite chorégraphie, dans l’ensemble c’était sympa mais un ou deux danseurs étaient pas vraiment sûrs d’eux, ce qui donnait un aspect très amateur.

Ensuite du discours, blah blah blah, et présentation des “stars” : Master Chief demande s’il y a des SPARTAN dans la salle, Rodrigo Borgia se plaint que tout le monde veut sa mort et la voix US de Naruto tente de faire un discours en français, une langue dont elle ne comprend pas un mot (et elle s’en sort pas mal). D’autres profils plus ou moins connus selon vos centres d’intérêt se présentent également. Cette année, l’invitée d’honneur est Haruko Momoi qui a une voix disons heu… trop perchée pour moi. Elle donnait un concert durant le week-end mais j’ai fais l’impasse dessus, les voix de gamines c’est pas vraiment mon truc.

Petite vidéo pour l’initiative Pray for Japan. Au début j’avais un peu peur de voir quelque chose de bien moralisateur, genre : “ah vous êtes bien assis sur vos chaises, vous vous amusez bien hein ? Et bien pas eux ! Ils souffrent ! Ils meurent ! Ils ne se cosplayent pas !” Mais en fait non, pas du tout, c’est juste qu’un membre important du staff était là bas pour aider et il voulait nous adresser un petit mot. L’accent était mis sur la solidarité et l’espoir plus que la tragédie et le glauque, comme une façon de dire “ça sera peut être long et difficile, mais on va y arriver, on va s’en sortir”.

Après un petit retour du président au micro, la foule est lâchée, les choses sérieuses peuvent commencer.

Le premier panel qu’on voulait voir avec Clément portait sur l’animation avec Flash. Beaucoup de choses intéressantes, même si c’était l’archaïque Flash 5 qui était à l’honneur. En sortant on en savait assez techniquement pour réaliser un anime. D’ailleurs Mark Sprague nous a montré une de ses réalisations, vraiment bien foutue même si les plans eux même pourraient bénéficier de plus de soin (genre colo un peu à l’arrache, différence de résolution qui fait que les éléments fixes et animés jurent entre eux). Mais l’animation elle même était exemplaire. D’ailleurs il a bien insisté sur comment donner l’illusion du mouvement à travers des exemples d’animation limitée concrets. Moi qui ai toujours voulu jouer avec ce genre de trucs, ça me redonne envie. Une fois le panel terminé on a dû se presser car une horde de filles en chaleur s’apprêtaient à discuter très sérieusement du réalisme dans le Yaoi. Vite, fuyons.

Petit tour chez Pika Pika Light Graffiti, où des gens font des dessins dans le noir avec la lumière. Y’avait des trucs très sympa. D’autres plus difficilement reconnaissables, souvent d’aspect phallique. Vous verrez que c’est un thème qui est revenu fréquemment ce week-end.

Comme il commençait à faire faim on s’est rendus à la cafeteria, encore une fois accueillis par des maids. Ca fait probablement tripper des mecs de voir des filles habillées en soubrettes s’incliner sur leur passage, mais moi ça me met mal à l’aise. En mangeant j’ai repéré un Prinny absolument incroyable, j’ai pas réussi à le prendre en photo dans la cafet’ à cause du monde qui passait sans arrêt devant moi, alors je l’ai traqué dans les couloirs. Dood !

Comme l’an dernier, Cosplay RPG Battle, mais cette fois dans une salle plus grande (ou du moins mieux agencée). J’ai l’impression que le Luffy était le même que l’an dernier, ce qui n’est pas impossible vu que j’ai reconnu pas mal de cosplayers. Certains étaient clairement pas dans leurs rôles, trop “timides” peut être. D’autres au contraire étaient à fond, voir un peu trop, au point de devenir légèrement violents. Petite mention spéciale à Kakuzu et ses trois cœurs qui l’accompagnaient, l’idée était sympa.

Après deux batailles, direction l’autre bout du Palais des Congrès pour “Photoshop: Basic Tips & Techniques” présenté par Robin Sevakis qui dessine le webcomics “Anime News Nina” de ANN. Malgré le “Basic” dans le titre je m’étais attendu à plus, j’espérais plus. Notamment des conseils sur la colo (smooth) mais c’était du cel shading. On a aussi été pris par le temps, et les questions du genre “comment on fait apparaitre la fenêtre Historique” ou “comment on installe une font sous Windows” ont pas vraiment aidées. Ceci dit ça restait intéressant et instructif de la voir à l’oeuvre, de voir sa façon de travailler. Et puis elle dessine vraiment bien.

Petit tour vers la bataille navale humaine, dans une grande salle là aussi, mais y’avait pas l’air d’avoir beaucoup de monde et les choses semblaient pas vraiment en place. Move on. Nous voilà au coin jeux vidéo, où pour le coup y’avait du monde et pas mal de queue pour jouer. On a commencés par Street Fighter 4 Arcade Edition où Clément m’a mis ma rouste. J’ai joué un peu à SFII sur SNES mais ça s’arrête là, je sais à peine sortir un hadoken. Puis c’est Clément qui s’est fait démolir par un autre gars.

Au milieu de la salle, munis de casques sur les oreilles et ressemblant à des autistes, se trouvaient des gars en train de faire une LAN de Call of Duty. Genre ils doivent déjà faire ça tour les soirs, quel intérêt d’aller à l’Otakuthon si c’est pour faire comme à la maison ? C’est un peu la même chose avec le visionnage d’animes, ceci dit. Pareil, mettre des J-RPG dans le stand je trouve ça pas très malin, c’est pas vraiment les conditions idéales pour profiter d’un long jeu solo.

Comme il n’y avait personne pour SNK vs. Capcom sur Dreamcast, on y a joués. On était encore plus mauvais qu’a SF4 et Clément a encore gagné. Le suivant fut Gundam SEED Destiny Rangou vs ZAFT 2+ sur PS2. Le jeu était en japonais et on y comprenait rien. Puis un gros lourd est arrivé pour dire qu’il connaissait toutes les mobile suits de la série. Ce qu’il a ensuite tenu à prouver en les nommant systématiquement lorsqu’on passait notre curseur dessus. J’avais envie de lui dire de fermer sa gueule, que moi aussi je les connaissais et que j’avais pas besoin de lui pour commenter toute l’action. Devinez quoi ? Clément m’a battu. Il a donc joué contre Expert-san, et je me suis réjouit de voir qu’il lui donnait du fil à retordre. On l’a revu plus tard dans le hall alors qu’il accostait un pauvre type qui n’avait rien demandé mais qui avait le malheur de se trimballer deux Perfect Grade du Double 00 Raiser et du Strike Freedom.

Dans un coin de la salle, Super Smash Bros Melee s’était vu reléguer au rang de “jeu Rétro” (à mon grand désarroi) et ne bénéficiait pas d’autant d’attention que son successeur. Je trouve ça triste, trouvant Melee plus dynamique et plus nerveux que Brawl. Visiblement j’ai pas mal perdu avec les années et l’étrange stick noir greffé sur la manette officielle était un peu lâche, mais j’ai quand même réussi à m’imposer. Y compris contre Clément, enfin ! Après avoir soigné mon égo j’ai troqué Link contre Marth et là j’ai perdu.

Comme il se faisait tard on est retournés voir les salles de projection d’animes. Comme l’an dernier, le tout début de Code Geass passait sur grand écran. Décidément, je veux vraiment trouver une “figurine” du Roi Noir de Lelouch pour occuper mes mains quand je code. Ca aurait plus d’allure qu’un vulgaire stylo. Mais cette année encore, pas de succès dans cette quête.

Une des salles présentait les séries Macross, ce qui n’était pas prévu au programme. Quand j’ai entendu Seventh Moon j’ai pas pu m’empêcher de sourire, si ça donne envie aux gens dans la salle de voir Macross 7 alors c’est cool. D’ailleurs ça me rappelle que j’ai le film et les OAV à voir (Dynamite et Encore).

Au fond, les salles étaient fermées et des gars à l’entrée vérifiaient l’ID. Normal, c’était du hentai. Sérieux les mecs (et filles), quel plaisir y’a t-il a aller voir du porn en public ? J’imagine une salle remplie de pervers, la bave aux lèvres et profitant de l’obscurité pour glisser incognito une main dans leur caleçon… aaaah !

Petit tour rapide chez les joueurs de jeu de carte ou de société qui sont dans un recoin perdu de l’expo, comme reclus. Ils avaient l’air à fond dedans, ce qui m’a rappelé qu’étant gosse je me contentais de collectionner les jolies images sur les cartes Magic. A vrai dire à l’époque je savais même pas ce que voulait dire le mot “défausser”.

En partant on a croisés un creeper dans le grand hall, visiblement la sécurité du Palais des Congrès ne joue pas à Minecraft sinon ils auraient reconnus une attaque à la bombe.

Samedi

La journée commence à midi, avec le hall des exposants. Y’a pas à dire, c’est cher. Ce sera légèrement moins vrai dimanche, mais quand même. Voyant une petite figurine sympa de Zero je demande au vendeur “How much?” Il me répond : “Fourty”. Pas sûr d’avoir bien compris je redemande : “Fourteen?” “- No, fourty“. Ah ouais bah non. Et voilà que quelques stands plus loin je trouve une magnifique figurine de C.C. (et trois fois plus grande) pour à peine 30 dollars. Deal.

En passant, si vous voulez votre Saber à la sauce Lily soyez prêts à débourser dans les 200 dollars. Moi je ne le suis pas.

Après avoir trainé ici et là pendant deux heures, je vais au panel “Working in Photoshop or Manga Studio” de Lar deSouza. J’avais un peu peur d’un autre “Basic Photoshop Tips”, et d’une certaine façon c’était le cas… du moins pour Photoshop. Mais quand on est passés sur Manga Studio, ce que j’ai vu a suffit à m’émerveiller. J’ai Manga Studio 4 Debut depuis plus de deux ans mais je ne l’ai jamais utilisé sérieusement, du coup ce panel a servi à présenter les différentes fonctionnalités qui sont assez énormes. Surtout tout ce qui est Rulers. Au passage, le site de Lar indique “all around nice guy“, et bien je confirme. De très bon conseils pratiques servis avec beaucoup d’humour. Oh et le dessin utilisé pour la démo était un mélange entre Doctor Who et un poney. Et ça, c’est la classe. Deux heures qui sont passées bien vites.

A peine sortis que je retrouve Clément et sa copine et qu’on court vers le Sushi Workshop pour apprendre à faire des sushis comme des chefs. Bon ben on a vu, ceci dit on a pas eu la chance de pratiquer et quand ils ont proposés aux gens de venir manger les sushis déjà fait, une lutte sans merci a éclatée. Refusant de se battre pour un misérable sushi, on est repartis assez tôt, le ventre vide.

Du coup on est allés voir le Trollball qui s’est révélé un meilleur usage de notre temps. En utilisant Dragon Ball comme prétexte, deux équipes composées de Guerriers et de Soigneurs s’affrontent avec des épées en mousses pour récupérer une balle et l’amener dans le camps adverse pour marquer un but. Si on est touché par l’épée d’un adversaire, on est “K.O.” et il faut attendre qu’un Soigneur de notre camp vienne prendre notre épée et l’amener à un autre membre de l’équipe en réserve. A partir de là, on peut nous même rejoindre la réserve. Interdiction de lancer la balle, c’est pas du hand’.

Au début les joueurs faisaient n’importe quoi, préférant se foutre sur la gueule avec leurs épées en mousses mais petit à petit la stratégie a commencée à s’installer. Au final ça ressemble pas mal à du Rugby, le but étant de faire une percée entre les défenseurs et de vite atteindre le camps adverse avant de se faire rattraper.

L’un des joueurs déguisé en Yoshi s’est découvert un fan club qui scandait son nom et hurlait de douleur et de tristesse dès qu’il était mis hors jeu. Yoshi, tu ne passeras pas la nuit seul ce soir. Par contre c’est probable que tu doives garder ton costume.

Vu que notre prochain rendez-vous n’était qu’a 22 heures, on a trainés ici et là et puis on est partis manger au Quartier Chinois. En revenant, on a assistés à la fin du concours Mascarade, dans lequel les meilleurs cosplayers viennent faire un petit show sur scène. J’en ai pas vu beaucoup, mais le meilleur pour moi était basé sur Dissidia, avec la plupart des personnages.

Après ça Clément a voulu initier sa copine aux “joies” du Yaoi. Pour quelqu’un qui fait des études en psychologie, les fujoshi doivent être des cas plutôt intéressants. Notre premier plan a été de l’envoyer à un panel sur Gundam 00 qui ne parlerait sans doute pas de méchas. Puis voyant la queue immense devant une salle, avec des mecs bizarres qui se tenaient en laisse, on s’est dit que ce serait un meilleur plan. On l’a laissé là pour assister à la finale du tournoi Super Street Fighter 4 au stand jeu vidéo. Et c’était beau à voir.

On l’a retrouvée vers 22h au panel “Fanservice Yaoithon”, puisque tel est son nom. D’après elle c’était sympa, plus drôle qu’autre chose puisque c’était de petites impros humoristiques, comme des sketchs.

Direction le tant attendu atelier “Adult Origami” présenté par Lar deSouza. Là on a appris l’art ancestral de sculpter des pénis à partir du papier, toujours avec beaucoup d’humour. La salle était plus que pleine et on a pas pu s’assoir. Elle s’est légèrement vidée quand on est passés à la paire de seins qui vont avec, allez savoir pourquoi.

Il se faisait tard, on était plutôt fatigués, mais avec Clément on a décidés d’aller faire un tour près des projections pour voir si le film Live Action nommé “Kaiji” avait bien un rapport avec celui qu’on connaissait. La réponse est oui. On est arrivés vers la fin de l’épreuve des poutres, et je dois dire que c’était plutôt pas mal. Ça retranscrit bien l’ambiance de la série, allant même jusqu’à introduire les fameux “Zawa zawa!” qui nous sont chers. Les épreuves sont les même, les astuces aussi, mais le scénario est légèrement différent et intègre certains éléments de la seconde saison.

Mais en plus de Endou qui devient un personnage important et qui change de sexe pour l’occasion, c’est surtout terriblement soft. Trop soft pour être vraiment Kaiji. C’est toujours plaisant à regarder, plein de suspense… mais les enjeux sont clairement pas les même.

C’est fou ce qu’une perceuse dans l’oreille peut contribuer à la tension d’une scène.

Dimanche

Après un réveil difficile, retour au Palais des Congrès pour un “General Talk on Webcomics, Comics and Art” avec Lar, Mark, Robin mais aussi Sébastien Fréchette, David Coacci, Karl Kerschl et Eric Allard. Très intéressant, mais malheureusement trop court, à peine une petite heure.

Prochain arrêt : Contest Awards pour la Mascarade (le concours de cosplays) et les AMV. De toute évidence il y a a assez de prix et de catégories pour récompenser la plupart des participants. Les cosplayers de Dissidia que j’avais vu la veille ont eu un prix, même si aujourd’hui ils avaient troqués leurs costumes de Final Fantasy pour Code Geass. D’ailleurs je ne tarderai pas à les revoir.

Clément m’a rejoint et on a vu quelques AMV avant de partir en direction du panel “Flash Video Games” (toujours de Mark) qui pour le coup était plus que basique pour deux programmeurs comme nous. On s’est un peu ennuyés.

Une fois le panel terminés c’est aux Echecs Costumés que nous avons assistés. Le principe est simple : deux adversaires s’affrontent aux échecs en donnant leurs ordres à des cosplayers situés sur un grand plateau. Le camp des blancs dirigé par Hanekawa Tsubasa affronte les noirs, sous la coupe de Dark Link.

A chaque fois qu’une pièce en tuait une autre, les deux cosplayers improvisaient une petite scène qui se terminait invariablement par la fanfare de Final Fantasy. De temps en temps un éclat de folie s’emparait de tout ce beau monde et vas-y qu’on danse sur Caramelldansen ou Thriller. Le monde des échecs est parfois impitoyable comme en témoignaient les cris de douleur quand le pion préféré de la foule se faisait tuer sans jamais avoir été déplacé. Le Lieutenant Havoc s’est révélé aussi efficace que cruel, mitraillant mascottes, pokémons, et peluches vivantes sans le moindre scrupule.

Et à la fin, quand tout fut terminé et que le bruit des combats cessa, devinez qui il restait, se tenant au milieu du champs de bataille, triomphant ? Le Roi Blanc bien sûr : Lelouch vi Britannia. Vous vous attendiez à quoi ?

Ne sachant pas trop quoi faire avant la cérémonie de fermeture à 18h, direction le stand jeu vidéo. Il s’agissait de la fin du tournoi de Super Smash Bros Brawl… où cette fois j’ai eu le bon sens de ne pas participer. Comme pour les autres tournois on pouvait parfois voir des différences de niveau plus que flagrantes, notamment quand un joueur se contente de se défouler sur l’autre. Heureusement d’autres matchs étaient plus serrés, surtout vers la fin.

Tous mes champions ont perdus, mais ils se sont bien battus. Ce n’était pas vraiment le cas du gagnant, Meta Knight, qui a vaincu Pink Zero-Suit Samus en squattant le rebord du niveau pour l’empêcher de revenir. A trois reprises. Bon, c’est autorisé, à la guerre comme à la guerre, mais ça n’empêche que c’est pas très beau comme victoire. Oh et un gros “bouh !” pour les commentateurs qui s’amusaient à balancer des bonbons dans la salle, parfois devant l’écran, pendant la finale. Maintenant les finalistes savent ce que c’est que de jouer à Smash Bros sous un raid aérien.

Il reste encore du temps avant la cérémonie de fermeture, temps passé à regarder les deux premiers épisodes de AnoHana. C’est probablement pas les derniers que je verrais.

Puis enfin la cérémonie, introduite par un un club d’arts martiaux qui nous ont présentés leurs katas accompagnés d’une musique qui m’a fortement rappelée l’opening de GUN x SWORD. Si vous voulez savoir à quoi ça ressemblait, imaginez Xianghua et Kilik faisant une démo sur scène. Très impressionnant.

Deux filles sont alors montées sur scène pour nous chanter une chanson en anglais et japonais. Comme pour la cérémonie d’ouverture, on voyait bien que c’était pas des chanteuses pros et certains passages étaient pas super agréables pour les oreilles, mais dans l’ensemble c’était sympa. La chanson était bien entendu co-écrite et originellement co-interprétée par Céline Dion, Québec oblige.

Le président revient sur scène et cite tous les intervenants, bénévoles, staff, etc. Vous avez de la chance, pour vous c’est juste une ligne à lire, pour moi ça a été d’interminables minutes passé à entendre un nom, des applaudissements alors que la personne monte sur scène, puis un autre nom, etc. Quand la moitié de la salle fut sur la scène (oui c’était si long que ça), le vice-président a donné les chiffres de fréquentation que tout le monde attendait.

Enfin… il a juste crié : “IT’S OVER NINE THOUSAND!“. Soit presque 2000 de plus que l’année dernière, pas mal.

Voilà, c’est terminé. Direction la sortie, les couloirs sont vides, quelques cosplayers restent au second étage pour poser, l’ambiance retombe, tout le monde retourne à sa petite vie.

 

Note : si par hasard vous vous trouvez sur l’une des photos mais que vous préfèreriez ne pas y être, envoyez moi un mail à dri [at] dreamnoid [dot] com. Je flouterai votre visage ou retirerai la photo selon les cas.

If you appear on one of those pictures but don’t want to, send me an email at dri [at] dreamnoid [dot] com. Il will either blur your face or remove the picture, depending on the case.