Mes lectures de 2016

29/12/2016

Entrées classés par ordre de lecture. Il s’agit dans tous les cas des versions originales (en anglais) et digitales (Kindle).

The Mystery Knight (Tales of Dunk & Egg #3)

George R.R. Martin

Les deux improbables héros sont toujours aussi adorables, et après l’épisode un peu anecdotique chez Osgrey, ils se retrouvent encore une fois en plein cœur de l’histoire de Westeros. Il y a de tout dans cette novella : de l’humour, un mystère, de l’intrigue, de la magie et des prophéties, un mariage qui dégénère et des chevaliers qui se mettent sur la figure. Les liens avec A Song of Ice and Fire sont également plus nombreux, surtout avec la présence de Bloodraven.

Zoe’s Tale (Old Man’s War #4)

John Scalzi

Une drôle de bête, puisque la même histoire que The Last Colony mais racontée d’un autre point de vue. Fait un peu redondant, malgré les efforts faits pour présenter d’autres évènements. J’ai été surpris de découvrir qu’il avait été écrit bien avant que la fille de l’auteur ne devienne adolescente, est-ce toujours du Mary Sue quand c’est prophétique ?

Half a War (Shattered Sea #3)

Joe Abercrombie

Souffre fortement du changement de point de vue depuis le premier volume, Half a King. L’intrigue fonctionne et les nouveaux personnages sont attachants, mais la trilogie repose sur Yarvi, et vu que ça fait deux tomes qu’il est hors-focus, ses motivations sont floues. Et par conséquent la fin tombe un peu à plat. La « grosse révélation » était depuis longtemps évidente, mais reste bien amenée.

A Gathering of Shadows (Shades of Magic #2)

V.E. Schwab

Une suite solide, qui prend un malin plaisir à jouer avec les attentes des lecteurs. Les combats magiques, plus fréquents que dans le premier volume, font malheureusement un peu trop « jeu vidéo » (syndrome de la boule de feu). Certains personnages secondaires font un gros pas en avant.

Horns

Joe Hill

Une lecture difficile, pas à cause du style – complètement limpide – mais du sujet. D’abord repoussant, comme contempler toute la noirceur humaine, puis un long flashback qui nous brise le cœur. Beaucoup aimé l’image de Dieu et du Diable comme un duo good-cop/bad-cop, au service d’un même but.

The Human Division (Old Man’s War #5)

John Scalzi

Changement de protagoniste et passage à une structure épisodique. En général je ne suis pas trop fan de ce format, mais heureusement les différentes vignettes sont liées par un fil conducteur solide. Harry Wilson ressemble parfois à un clone de John Perry... Dans la lignée de The Last Colony/Zoe’s Tale, les extra-terrestres sont trop humanisés et on perd le côté alien qui faisait la force de l’original.

Gentleman Jole and the Red Queen (Vorkosigan Saga #16)

Lois McMaster Bujold

Fondamentalement une comédie romantique, les risques semblent faibles et les enjeux anecdotiques, pourtant Bujold explore quelques coins sombres de sa saga. Bien sûr, le rebondissement ayant terminé Cryoburn, mais aussi l’arrivée de nouvelles menaces et de nouveaux héros pour y faire face. J’ai aimé retrouver le point de vue de Cordelia, et Miles comme « antagoniste » est une excellente idée.

Fragile Things

Neil Gaiman

Probablement la collection la plus constante et mémorable du lot. J’ai moins accroché aux poèmes. Un vrai plaisir de retrouver Shadow Moon.

Fool’s Quest (Fitz and the Fool #2)

Robin Hobb

Comme je l’avais prédit, la longue mise en place du premier tome est mise à profit avec brio. Ce volume confirme que cette troisième trilogie, située après la « fin », n’a rien de superflue. Toujours un aller-retour passionnant entre les personnages, même quand l’intrigue stagne. Et – même plus encore que dans le premier – un énorme coup dans les sentiments. On voudrait que la liste des chapitres soit infinie. L’excellence parmi l’excellence.

Misery

Stephen King

En temps normal, King n’a aucun scrupule à introduire régulièrement des personnages, des lieux, ou même des époques. Misery tranche avec cette tradition, et King arrive à nous faire trépigner avec en tout et pour tout deux personnages dans une maison, et zéro surnaturel. Angoissant en soi, mais un véritable cauchemar pour tout écrivain. Contient une description suffisamment compréhensive du processus d’écriture et de la mentalité derrière pour servir d’accompagnement à On Writing.

The Wind through the Keyhole (The Dark Tower #4.5)

Stephen King

Il est un peu difficile de s’investir dans le conte lui-même, car situé en plein milieu (et venant interrompre) deux autres intrigues avec des personnages qu’on connait et qu’on aime. King ne prend aucun raccourci et on en vient à aimer Tim autant qu’on aime Roland.

Heart-Shaped Box

Joe Hill

Encore une histoire attachante là où on ne s’y attend pas. La première partie du roman est absolument terrifiante, si bien qu’on est content de ne jamais retrouver une telle intensité. Le protagoniste est aussi atypique que fascinant.

Storm Front (The Dresden Files #1)

Jim Butcher

Une intrigue honorable mais un protagoniste auquel je n'accroche pas, notamment à cause de son sexisme à demi-assumé. L'univers magie fait un peu foutoire.

Leviathan’s Wake (The Expanse, #1)

James S.A. Corey

Un bon début de série space-opera, passionnant dans ses premiers chapitres mais prend un peu de plomb dans l’aile quand le voile est levé sur la menace, avec un petit moment de doute sur la tournure qu’allait prendre l’intrigue. Heureusement les choses sont parties dans une autre direction. Le co-authoring est absolument invisible. J’ai beaucoup aimé Miller.

Cat’s Cradle

Kurt Vonnegut

J’ai pas vraiment accroché au format très court des chapitres. J’avais l’impression de freiner chaque fois que je commençais à prendre de la vitesse, sortir du récit chaque fois que j’arrivais à « rentrer dans l’histoire ». J’apprécie toujours l’humour noir de Vonnegut et sa façon d’observer science et religion, mais les personnages et intrigue font un peu trop prétexte.

The Switch

Elmore Leonard

Mon premier Leonard, mais vu mon adoration pour King ou Tarantino, le pari était gagné d’avance. Je l’ai lu juste après avoir vu l’adaptation de sa suite, Jackie Brown, et les dialogues sonnent tellement juste que les acteurs ont repris leurs rôles dans mon petit théâtre mental. Je suis soufflé par la façon dont les dialogues rendent toute narration superflue, voire redondante.

The Dead Zone

Stephen King

Forme une sorte de ying/yang avec 11.22.63, l’un de mes préférés de King. Ceci dit, le ton assez sombre et désespéré est plus proche de son alter-ego Richard Bachman. Surpris de découvrir que le « pitch » n’entre pas en scène avant les 3/4 du livre, mais les déboires de Johnny se suffisent à eux-mêmes. Lu en 2016, ce thriller devient un véritable roman d’horreur…