Ghostbusters – Answer the Call (for a better world)

19/09/2016

Voir le nouveau Ghostbusters (parfois suffixé Answer the Call pour le distinguer de l’original de 1984) n’a pas été facile : comme un fantôme, le film est apparu en plein milieu de l’été pour aussitôt disparaitre des affiches.

Après la guerre qui lui a été menée depuis son annonce, qui est surpris ?

Il fut un temps où faire une référence à Ghostbusters (SOS Fantômes chez nous) était une sorte de code secret pour signaler son appartenance à une cabale qui se savait cool, mais qui était moquée par le reste du monde. À cette époque, deux inconnus se rencontrant pour la première fois se savaient aussitôt compatibles grâce à leur connaissance partagée des répliques du film.

Et il se trouve que cette cabale, elle n’était pas très populaire avec les filles.

(Avant de démarrer les hostilités, c’est le moment d’avouer que je n’ai jamais été un fan de la première heure de Ghostbusters, étant né quelques années après sa sortie et n’ayant jamais eu l’occasion de le voir à la TV ou en VHS. Tout ce que je savais de cet univers, je le tenais de la série animée, dont je ne garde pas grand souvenirs. Ceci étant dit, je me suis jadis fait suspendre à un portemanteau pour avoir porté un hoodie Power Rangers, donc soyez assurés : malgré l’absence de Ghostbusters dans mon répertoire, je connaissais le code secret.)

Je me souviens avoir constaté au début de l’école primaire l’apparition d’une nouvelle idée : qu’il existait des « jeux pour garçons » et des « jeux pour fille », et qu’à partir de maintenant, la ligne ne devait jamais être franchie, dans un sens comme dans l’autre. Le Mur de Berlin était tombé l’année de notre naissance, et nous étions bien pressés d’en ériger un nouveau. Les quelques aventuriers qui transgressaient ce rideau des mœurs étaient faits des parias, et ridiculisés par leur clan respectif. Fini l’époque où on pouvait jouer aux superhéros une seconde et faire de la corde a sauté la suivante, il était temps de choisir.

Ghostbusters… c’était clairement Team Bleue. Quatre mecs qui chassent des fantômes avec des fusils à proton, je ne pense pas que les responsables de rayons ont hésité longtemps avant d’envoyer les figurines dans l’aile dédiée aux garçons. (Et gare à toi si on te surprenait en train de seulement traverser le rayon fille. Ta réputation était foutue. Et quand t’as dix ans, ta réputation c’est ta vie.)

Donc d’un côté on a les fans de Ghostbusters, et de l’autre les filles. Et au début, ces deux mondes étaient bien contents de s’ignorer. En interviewant un garçon de huit ans, on apprend que les filles c’est nul et de toute façon je me marierai jamais ! C’est quand les hormones viennent nous faire mentir que les ennuis commencent.

On nous avait appris qu’il y avait une ligne entre les intérêts des filles et des garçons, et maintenant la puberté nous incitait à la franchir. Pour beaucoup d’entre nous, ça n’a pas été chose facile. Était-ce la peur de l’avance que prennent les filles à cet âge-là ? La fierté de ne pas revenir sur nos positions ? Le désir de rester exclusivement dans notre monde bleu ? Chacun avait ses raisons, j’imagine, et pour moi c’était tout simplement que j’étais assez vieux pour réaliser que les autres humains étaient plus dangereux que n’importe quels fantômes. La cabale qui n’avait pas de nom (les termes geek ou nerd ne finiraient dans mes oreilles que bien plus tard) était un refuge, certes peu peuplé, mais sauf.

Reste la contradiction entre le désir de se rapprocher, la peur de le faire, la maladresse due à l’expérience jamais amassée, et l’attitude au mieux méprisante de la gent cool envers nous. Et cette contradiction crée une certaine frustration.

La même frustration que ressent Rowan dans le film. (Pour ceux qui n’ont pas oublié ce dont on parlait à la base. Vous gagnez un cookie !)

Et l’une des réponses à cette frustration, c’est d’aller bouder dans son coin. De s’aventurer toujours plus loin dans le rayon garçon, d’associer ces intérêts à notre identité, de transformer les insultes comme geek (étymologiquement un mix entre idiot, fou et monstre) en honorifiques. Réunir la cabale dans son nouveau QG : Internet. Si le reste du monde ne veut pas de nous, alors on n’a pas besoin d’eux.

On ne sait peut-être pas faire le premier pas vers ces filles qu’on désire tant, mais on sait tout ce qu’il y a à savoir sur Ghostbusters. Vous ne pouvez pas nous enlever ça, pas vrai ?

Avance rapide jusqu’en 2014 et holy shit, qu’est-ce qui s’est passé dans ce monde ? L’industrie du jeu vidéo plus rentable qu’Hollywood ? Un film de superhéros tous les six mois ? Les gens savent qui est Jon Snow ? Les réfrigérateurs ont Internet ? On est devenus mainstream les gars.

Pour ces enfants qui refusaient d’explorer au-delà de leur rayon garçon, c’est finalement le reste du monde qui est venu à eux. Je ne sais pas si vous réalisez, mais c’est un petit peu miraculeux comme chance. Maintenant quand je sors dans la rue, je discute Pokémon avec des mecs qui dix-neuf ans plus tôt m’auraient suspendu à un portemanteau pour avoir osé porter un hoodie Power Rangers. Je vois des filles chasser les Ponyta qui m’auraient jadis traité de gamin parce que j’avais une GameBoy (et même à cet âge-là, on connaissait assez d’anglais pour savoir que Boy, ça voulait dire Team Bleue).

On a gagné, pas vrai ? Et on n’a même pas eu besoin de se faire violence.

Jusqu’ici, je disais nous, mais c’est le moment où je passe à eux. (Et je reconnais qu’il n’aurait pas fallu grand-chose pour que je continue à dire nous. Brrr.)

On est donc durant l’été 2014, quand ils décident qu’il y a trop de filles dans le rayon garçon. Et des fake geek girls en plus de ça : qui ne correspondent pas à l’idéal qu’ils se sont imaginé durant leur exile. La folle dissertation d’un ex revanchard embrase le tonneau d’explosif qu’était la communauté jeux vidéo, et les pires spécimens y voient un feu vert pour déverser leur névrose sur le monde. Ensemble, ils forment Gamergate, ou les Sad et Rabid Puppies, etc.

Et c’est pile à ce moment-là que Columbia annonce un reboot de Ghostbusters avec un casting entièrement féminin.

Joli timing.

Ghostbusters, étendard de la Team Bleue. Avec quatre femmes, aka Team Rose. Si j’y vois une preuve que la culture geek est enfin reconnue, ou une chance de casser cette stupide barrière érigée entre les billes et la marelle, d’autres y ont vu une tentative d’invasion. Un hostile takeover, comme on dit dans le business. All your [childhood favorites] are belong to us.

La première faille dans ce raisonnement est de penser qu’un nouveau film remplace les précédents. Je me souviens même que la com’ originelle de Columbia insistait sur le fait que le film prenait place dans une réalité alternative, plutôt que d’utiliser le terrible mot reboot. Et c’est sans compter les petits détails dans le film qui peuvent faire penser qu’il s’agit d’une suite, que les Ghostbusters originaux ont bien existé dans cette timeline. C’est assez ambigu pour que chacun se fasse son headcanon selon sa préférence. Et comme à chaque fois qu’une franchise est ramenée sur le devant de la scène, le catalogue ressort avec. Blu-ray et jouets dans tous les rayons, pour la première fois devant les yeux de collégiens trop jeunes pour connaitre le Ghostbusters de 1984 et comprendre ce qu’il représente. Le nouveau film est leur porte d’entrée vers cet univers.

Malgré l’opportunité que représente un nouveau film pour la franchise, le sentiment d’agression est réel, ainsi que la contre-attaque : le trailer du nouveau Ghostbusters devient la bande-annonce la plus « dislikée » de l’histoire de YouTube.

Et pas besoin de vivre dans une maison hantée pour entendre la voix qui hurle « ça n’a rien à voir avec le casting ! C’est parce qu’on en a marre des reboots ! »

Un sentiment légitime, mais étrangement ce ras-le-bol s’exprime différemment par rapport à d’autres franchises tout aussi aimées comme… Jurassic Park, Mad Max, Robocop, Godzilla, Batman, TNMT, Independence Day, Spiderman, Rocky, Power Rangers, etc. J’entends personne se plaindre du remake de The Magnificient Seven, mais c’est sûrement la magie du kiki de Chris Pratt.

Maintenant que le film est sorti, avec des reviews honorables mais pas transcendantes, ces mêmes gens ont changé de disque (en réalité c’est juste Side B) pour justifier leur comportement par la qualité du film plutôt que l’ombre menaçante de la Team Rose.

Ce qui veut dire que pour éviter les campagnes de boycotts massifs et le harcèlement des actrices sur Twitter, il aurait fallu que leur film soit absolument irréprochable. Pas juste bon, pas juste fun, pas juste l’égal du premier film (oups je l’ai dit. Et je le redirais.) mais un véritable chef-d’œuvre transcendantal, parce que c’est là qu’est la barre pour les femmes. (Et quand elles y arrivent en dépit de tout, oh well, the cake is a lie. Quelle surprise !)

Pendant ce temps-là, les fans de Suicide Squad lancent des pétitions pour faire taire les méchants critiques du film, parce que l’univers s’acharne contre DC ! Comme si le monde entier n’était pas allé voir The Dark Knight. Je n’ose même pas imaginer leur réaction si le trailer de Suicide Squad avait été accueilli avec le même… scepticisme (pour rester poli) que Ghostbusters.

Et comme j’ai lâché la bombe dans une parenthèse, parlons-en. On savait tous que ce ne serait pas sur ses propres mérites que le film serait jugé, à cause de l’AOC Ghostbusters. J’ai avoué en début d’article ne pas être un fan de la première heure, vous vous souvenez ? Juste assez lettré sur le sujet pour ne pas me faire jeter de la cabale. C’est deux ou trois semaines avant la sortie de ce reboot que je me suis posé pour vraiment voir le premier opus.

Et vous savez quoi ? Si je comprends sans mal comment le film de 1984 a pu devenir culte, si je respecte son improbable genèse et l’influence qu’il a eu sur le paysage cinématographie… je ne pense pas qu’il s’agisse en soi d’un chef d’œuvre. Tous les défauts du film de 2016 ? Ils sont présents dans l’original. Et plus encore.

Tous les gags d’Answer the Call ne sont pas forcément des homeruns, mais c’était la même chose avec le premier. La fin est trop longue et l’ultime affrontement manque d’intensité et d’enjeux ? Oh c’était bien pire en 1984 !

À l’époque, nos héros arrivent devant l’immeuble escortés par l’armée, sous la clameur de la foule et du mythique thème éponyme, bien avant d’avoir fait quoi que ce soit. Pour une histoire qui n’est au fond que la traditionnelle from rag to riches (de l’aveu des créateurs), cette popularité déclare la victoire des Ghostbusters avant que le climax ne débute. C’est comme si l’Étoile de la Mort explosait avant que Luke ne monte dans son X-Wing. Du coup tout ce qui suit se veut action et comédie pure, puisqu’en termes de conflit, le cœur de tout récit, il ne nous reste plus grand-chose. S’ensuivent quelques échanges plus ou moins drôle, deux-trois plans où le fantomatique Stay Puft Marshmallow Man ravage New York, et aussitôt les Ghostbusters trouvent la solution : croiser les rayons. (Une blague devenue un peu ambiguë : se moque-t-on de l’homosexualité ou de la perception de l’homosexualité ? De qui rigole-t-on quand on dit « faut pas croiser les jets, sinon c’est gay » ?) Croiser les rayons est introduit comme une action cataclysmique, et pourtant son exécution se fait sans effort et sans séquelles.

Alors oui, la séquence équivalente dans le reboot traine un peu en longueur, les proton-gadgets sont inutiles et on regrette la main lourde sur les références, mais bon sang, le troisième acte du nouveau film est fondamentalement plus intéressant que l’original.

Et au passage, cette scène où la foule adule inconditionnellement les Ghostbusters ? Si le nouveau film l’avait reprise, mettant quatre femmes sous les projecteurs, on aurait eu droit à des émeutes. Par les mêmes hurluberlus qui scandent « Ray = Mary Sue » sans savoir ce que ce terme désigne.

Un autre gros avantage du reboot sur l’original ?

Ses personnages.

Les deux Ghostbusters, nouveau et ancien, ressemblent à des ensemble movies, mais il y a toujours un protagoniste clairement désigné – Venkman (Bill Murray) ou Erin (Kristen Wiig) – et le reste de l’équipe semble compter comme un seul personnage. Venkman a son arc, Erin à son arc, et les deux sociétés Ghostbusters Inc. ont leur arc.

L’arc de Venkman… Err… Quelle est la première scène déjà ? Oh oui, le professeur qui ment, triche et électrocute l’un de ses élèves pour séduire une fille probablement trop jeune pour que ce soit légal. Il rejoint les Ghostbusters parce qu’il n’a rien de mieux à faire, jusqu’à sa rencontre avec Dana (Sigourney Weaver) qui le pousse à… À devenir quelqu’un de meilleur ? À revenir sur son égoïsme pour se préoccuper du sort de New York et de ses habitants ? Rien de tout ça. Venkman reste le même Venkman. Le seul moment où on aperçoit l’ombre d’une préoccupation pour autre chose que son zgeg est quand il défend son titre de docteur face à l’envoyé de l’EPA. Il déclare sa flamme pour Dana cinq minutes après l’avoir rencontré, ce qui est malheureusement plus flippant que rigolo. Et ça marche. Il obtient ce qu’il veut, pas pour être devenu un héros, mais pour en avoir accompagné trois. Le portrait de Dana Barrett est tellement problématique dans ce film que je ne sais pas par où commencer. On va se contenter de dire qu’elle tombe finalement amoureuse de la célébrité de Venkman et que Zuul utilise son corps possédé pour s’envoyer en l’air avec le keymaster, ce qui a un nom commençant par v en jargon légal, et n’a rien de drôle.)

À côté de ça, Erin change : commençant le film en tant que professeur dignifiée étudiant des sciences sérieuses dans une université prestigieuse, pour révéler qu’elle essaie juste de s’intégrer dans une société qui voit sa lubie des fantômes d’un mauvais œil. Mais très vite on comprend que c’est quand elle embrasse sa véritable passion, qu’elle accepte d’être qui elle est peu importe le regard de la société, qu’elle est véritablement heureuse et qu’elle contribue le plus à ladite société. Son arc n’est pas parfait (j’aurais aimé une scène finale où Charles Dance reviendrait la queue entre les jambes pour lui proposer un job, qu’elle refuserait au profit des Ghostbusters, histoire de transformer l’essai) mais il a le mérite d’exister.

Notez la problématique de s’accepter tel qu’on l’est, plutôt que de se conformer aux attentes de la société. Si ça vous rappelle quelque chose, on verra que ce n’est pas un accident.

À côté de nos deux protagonistes, viennent les groupes.

L’arc des premiers Ghostbuster est la création de leur business. Tout le monde montait sa boite en 1980, et quand Aykroyd, Ramis et Reitman se sont réunis pour réécrire le film dans un contexte contemporain plutôt que sci-fi, c’est l’angle qu’ils ont choisi. Les Ghostbusters sont des inconnus, jetés hors de leur université, qui doivent se faire un nom pour sécuriser leur avenir. C’est simple, ça fonctionne, c’était très d’actualité à l’époque, mais ça manque légèrement de mordant aujourd’hui.

À côté de ça, l’arc des nouvelles Ghostbusters est de se tailler une place dans le monde, non pas pour obtenir des fonds (bien que ça joue), mais pour obtenir le respect qui leur est dû.

Le scepticisme des citoyens de New York vis-à-vis des Ghostbusters originaux a toujours été un non-facteur, l’accent étant plutôt sur leurs difficultés matérielles et l’obstruction bureaucratique de l’EPA. C’est ce qui rend la scène de la foule scandant leur nom possible.

Mais encore une fois, si le reboot avait repris cette scène, ça aurait hurlé au fond du rayon garçon. D’où l’inversion des priorités, où l’aspect financier de l’opération passe au second plan au profit de l’incrédulité du public, du maire qui veut « remettre le chat dans le sac » (à contraster avec celui de l’original qui n’oppose aucune résistance aux héros), etc. Les nouvelles Ghostbusters sont des ghost-girls : des femmes hypercompétentes que la société refuse de prendre au sérieux. Et même quand elles prouvent au monde qu’il a besoin d’elles ? Elles obtiennent une reconnaissance gouvernementale, mais tout se fait discrètement, comme pour ne pas déranger le status-quo. Et quand je parle de status-quo, je ne parle pas de l’existence des fantômes. Je parle d’une société patriarcale où l’ignorantus condescendant joué par Bill Murray reçoit plus de crédit qu’un cabinet d’expertes en physique des particules.

Oui, c’est un message fondamentalement féministe.

Ces thèmes féministes n’étaient pas abordés dans le trailer tant décrié, mais je pense qu’ils étaient prévisibles dès le départ. Perceptibles, flottants dans l’air. (Je pense que toute histoire écrite sérieusement et honnêtement avec des femmes en son centre est vouée à flirter avec le féminisme.) Surtout quelques mois après que Gamergate ait perdu de son souffle, réalisant que leurs actions auraient des conséquences et que leur message (« actually it’s ab—! ») recevrait une réponse. Ghostbusters est l’une de ces réponses. Et elle dit grosso modo allez-vous faire défenestrer par un fantôme.

Tout de suite, on comprend mieux d’où vient l’animosité.

Bien sûr, ce nouveau Ghostbusters n’est pas exempt de problèmes, comme avoir relégué Patty (Leslie Jones) au même rôle qu’avait Zeddemore (Ernie Hudson) dans l’original : la cinquième roue du carrosse, plus street-smart que book-smart. Pas offensant per se, mais dans le contexte qui entoure le(s) film(s), on regrette l’opportunité manquée de tordre le cou à un stéréotype de plus. À en entendre certains, c’était une raison suffisante pour disliker le trailer ou ne pas voir le film. À mes oreilles, ça sonne terriblement comme une justification politiquement correcte, pour reprendre un terme très populaire chez les internautes blanc-hétéro-en-colère (aka on ne peut même plus se comporter comme des connards sans être challengés !). Encore une fois, pourquoi un film progressiste devrait-il être 100% progressiste avant d’avoir le droit d’exister à côté des films pas progressistes du tout ? Comme disait Tolkien, tout long voyage commence par un pas en avant.

Alors pourquoi ne pas faire ce pas en avant ?

Pourquoi ne pas célébrer le retour des Ghostbusters ? D’accepter que la cabale n’ait plus rien de secrète, plus rien de petite, et qu’une nouvelle génération s’apprête à fredonner « There’s something strange in the neighbourhood ! »

Et oui, une bonne partie de cette génération sera composée de filles.

Mais n’était-ce pas notre rêve, tant d’années auparavant ?

Alors à tous ceux qui sont coincés au fond du rayon garçon…

Arrêtez de bouder, répondez à l’appel.